Ils entrèrent dans la plus grande salle de la demeure. Au fond, on pouvait apercevoir un écran géant qui ne servait pas souvent. Les murs étaient peints en blancs avec de nombreuses baies vitrées qui menaient sur les terrasses. Le soleil qui se reflétait sur le carrelage d'un blanc crémeux illuminait la pièce. Au milieu de la salle, les tables étaient disposées en demi-cercle, sur la gauche se trouvait une armoire et une porte.
Alyssa s'était plaquée contre le mur, les yeux fermés. Elle avait l'air exténuée. Nixon marcha droit vers elle, avec Sullivan à ces côtés. Soudain la jeune fille porta une main à sa tête et poussa un petit cri de douleur. Barbara se précipita vers elle et lui demanda si tout aller bien. Alyssa répondit par la négative et Barbara fonça dans la cuisine, sans doute à la recherche d'aspirine.
Il y a seulement deux ans qu'elle était entrée dans ce service. Elle possédait une longue chevelure brune avec des mèches blondes qui faisait ressortir ses yeux marron clair. Que dire d'autre sur elle sinon qu'elle était née au Vietnam. Et j'allais oublier, on peut aussi dire qu'elle n'est pas insensible aux charmes de notre agent Sullivan.
Lorsque les deux agents furent arrivés à la hauteur d'Alyssa, celle-ci ouvrit les yeux et son regard croisa celui de Nixon. Elle avait l'air effrayée. Il lui tendit la main pour lui souhaiter la bienvenue mais elle s'éloigna de lui. Après avoir jeté un coup d'½il à Nixon, Sullivan se plaça devant lui, en prenant son plus beau sourire, il prit les mains de la jeune fille et lui dit :
- bonjour,... je m'appelle Michael Sullivan et le grand « dadet » à côté de moi, se nomme Eric Nixon. Ne lui en veuillez pas, il ne voulait pas vous faire peur. Faite moi confiance, ici, vous êtes en sécurité.
- comment puis-je vous croire, vous m'avez enlevée en plein milieu de la rue.
- je sais que tout cela vous paraît étrange, que vous avez peur, mais je vous en pris faite moi confiance.
A ce moment là, elle le regarda droit dans les yeux et fouilla dans son regard. Elle avait un regard d'un brun si profond, presque envoûtant. Apparemment elle dû trouver ce qu'elle cherchait car elle lui répondit avec un petit sourire.
- très bien... je veux bien vous croire.
Elle était tellement belle, que sans réfléchir, Sullivan lui avoua :
- Vous êtes très belle.
Elle le regarda d'un air surprit puis elle baissa les yeux et se mit à rougir. Derrière lui, Michael pouvait sentir que son ami allait éclater de rire d'un moment à l'autre. Mais Barbara revint avec un verre d'eau et de l'aspirine, qu'elle tendit à Alyssa. Lorsque celle-ci eût fini d'avaler le cachet, la jeune femme, lui prit le verre des mains et s'en alla. Dans la salle, il n'y avait pas le moindre bruit, on entendait les mouches voler. Quand tout à coup, un homme passa les portes.
Alyssa se retourna et resta stupéfaite de découvrir qu'il s'agissait du Président de la République Française.