- bon... bonjour. Dit elle en s'asseyant. Elle paraissait intimidée et inquiète à la fois.
- vous devez vous demander ce que vous faite ici n'est-ce pas ?
- je... je... heu oui, réussit elle en bafouiller.
La jeune fille était complétement perdue et les révélations qui allaient suivre n'allait rien arranger.
- je sais que tout ceci doit vous paraître floue mais, je veux que vous sachiez que l'on ne vous veux aucun mal, au contraire.
Le président prit une chaise qu'il plaça en face de la jeune fille et s'y installa. Avant de reprendre la parole, il observa ses hommes puis revint sur Alyssa qui jouait nerveusement avec son pendantif.
- je crois qu'il est temps que je vous dises ce que vous faite ici, reprit le président.
Comme la jeune fille fuyait le regard du chef de l'Etat, celui ci passa deux doigts sous le menton de la jeune fille et lui releva la tête avec délicatesse. Son reagard amande se planta dans le regard noir de l'homme mûr.
- vous n'avez pas a avoir peur. Ici on ne vous fera aucun mal, je vous le promet, répéta il avec une douceur dans la voix, ce qui rassura légérement la jeune fille.
Alyssa fit un petit signe positif de la tête pour lui faire comprendre qu'elle avait comprit.
Il s'éclaircit la voix et commença son récit.
- Je vais vous raconter une histoire, que vous avez dû déjà entendre. Une jeune fille de votre âge sera chargée de combattre le crime dans le monde entier, surtout dans le pays où elle est originaire. Elle possède une force surhumaine, une rapidité, une souplesse pour le combat. Avez vous déjà entendu parler de cette histoire ?
- oui, répondit la jeune fille. Mais en tant que légende, continua-t-elle tremblante.
- mademoiselle ce n'est pas une légende... la Combattante existe vraiment... et cette jeune fille c'est vous...mais vous l'aviez deviné...
- vous vous trompez, lâcha-t-elle d'une voix étouffée.
- vous mentez, osa-t-elle riposter sans bouger de sa chaise.
- mademoiselle, je peux vous affirmer, vous confirmer que ce ceci est vrai...
- non, non c'est faux, dit elle en pleurant.
- vous savez aussi bien que moi que tout ceci est la vérité mais vous ne voulez pas y croire... vous avez des prédispositions, comme devinait qui frappe à la porte de chez vous, où votre facilité à retenir des choses insignifiantes, votre faculté d'analyse ect... est ce que je me trompe ? Mademoiselle répondez moi, supplia le président.
- c'est vrai, oui je sais faire toutes ces choses, affirma-t-elle en haussant le ton.
Elle essuya ses joues humides et partit en direction de la porte. Mais le président la stoppa en lui retenant le bras.
- non, je ne veux pas... je ne veux pas devenir la fille dont vous parlez...
Le président se tourna vers l'agent Sullivan et lui demanda de la raccompagner chez elle.
